École des devoirs : les bancs sont en place, bientôt les enfants
À Nkolmesseng, la salle de l'École des devoirs prend forme : les bancs en bois sont installés, les premières chaises aussi. Il en manque encore quelques-unes — et bientôt, les enfants pourront s'asseoir.
David Herreman
Il y a deux semaines, je vous parlais d'un bâtiment qui prenait racine à Nkolmesseng. Aujourd'hui, je vous écris avec une photo qui m'a profondément réjoui : la salle de l'École des devoirs n'est plus un projet sur le papier — elle a des bancs.
De vrais bancs en bois, solides, alignés sous la lumière des fenêtres. Derrière eux, les premières chaises. Pas encore assez pour remplir chaque place — nous devons encore en ajouter — mais déjà assez pour qu'on imagine clairement ce qui va se passer ici : des enfants qui s'asseoiront, ouvriront un cahier, et recommenceront à croire qu'ils peuvent y arriver.

Ce que cette photo change
Je vous écris depuis la Belgique. Ce sont nos bénévoles sur place qui ont envoyé cette image — comme ils envoient chaque étape, chaque progrès, chaque petit miracle concret. Et cette fois, le message est simple : nous sommes bientôt prêts à accueillir les enfants.
L'École des devoirs ne remplace pas l'école publique. Elle la complète. Elle accueille, après la classe, ceux qui peinent, ceux qui ont décroché, ceux à qui il a manqué quelqu'un pour s'asseoir à côté d'eux et dire : « tu peux y arriver ». Dans ce nouveau bâtiment de Mébé-city, ils auront enfin un espace qui leur est dédié — calme, lumineux, bienveillant.
Des murs peints. Un sol propre. Des bancs. Des chaises. Ce n'est pas du luxe. C'est le minimum pour qu'un enfant se sente attendu — et non abandonné.
Encore quelques chaises — et la suite
Il reste du chemin. Nous devons encore compléter le mobilier, notamment les chaises manquantes. Nous allons bientôt faire l'acquisition d'un tableau, et nous devons aussi acheter tout le petit matériel — cahiers, stylos, règles, et le reste — pour aider les enfants au mieux. Puis viendront l'organisation des séances et l'accueil des premières familles du quartier. Mais le plus important est déjà là : un lieu qui dit « ici, on apprend ensemble ».
Quand un enfant recommence à lever la main, à poser des questions, à rêver d'un métier, c'est tout un avenir qui se rouvre. Et derrière lui, une famille entière qui se remet à espérer.
Rien de tout cela n'existerait sans vous — et sans nos bénévoles de Yaoundé, qui transforment chaque jour des mètres carrés en promesse tenue. Merci à eux. Merci à vous.
La prochaine photo, j'espère, montrera des cahiers ouverts sur ces bancs. En attendant, chaque soutien rapproche ce moment.
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