nTilia, un carnet pour écrire là où le réseau s'arrête
Documenter une mission sans dépendre du cloud : c'est le besoin auquel répond nTilia, un éditeur Markdown conçu pour l'humanitaire et le journalisme de terrain.
David Herreman
Sur le terrain, le travail d'écriture ne ressemble pas à celui d'un bureau. Une visite, une dictée entre deux actions, une photo, un lieu. Le réseau, lui, n'est pas un droit. Il tombe. Il revient. Il n'est pas là quand on en a besoin.
Pourtant, la plupart des outils d'écriture et de transcription supposent le contraire : une connexion, un compte cloud, un audio envoyé sur un serveur, un format propriétaire. Pour une organisation humanitaire, un journaliste, un chercheur, ce n'est pas un détail. C'est de la mémoire qui s'égare, des sources qui sortent de l'appareil, des notes qu'on ne pourra plus ouvrir dans dix ans.
nTilia a été conçu pour cet usage-là.
Ce que l'outil permet
nTilia est un éditeur Markdown de terrain, utilisable dans le navigateur et installable comme application web. Les notes restent sur l'appareil par défaut. Rien n'est envoyé vers le cloud sans une action explicite.
Une Mission est un dossier par déplacement : notes, photos, audio, métadonnées. On l'exporte en ZIP, en fichiers ouverts, pas dans un silo. Les prises (photo, audio) se capturent d'abord, hors note, puis se joignent au récit. Un coffre peut chiffrer l'appareil ; les notes marquées « appareil » ne se synchronisent jamais. La transcription peut tourner localement : l'audio n'a pas à quitter le téléphone.
Quand le réseau revient, on relit, on traduit, on publie si on le décide. Un journal public bilingue français / anglais existe pour celles et ceux qui veulent être lus, article par article, jamais par défaut.
L'intelligence artificielle, quand elle intervient, propose. Elle n'applique rien sans accord. Ce n'est pas un chatbot qui réécrit la mission à la place de l'auteur.
Pourquoi c'est utile sur le terrain
Pour une équipe humanitaire, l'enjeu n'est pas d'avoir « encore une app ». C'est de garder une trace fidèle : qui a été rencontré, ce qui a été dit, où, dans quel état se trouve un projet. Sans carnet fiable, le suivi se fait de mémoire, et la mémoire voyage mal.
Pour un journaliste, l'enjeu est le même, avec une exigence de plus : le matériau (notes, sons, images) ne doit pas transiter par des serveurs qu'on n'a pas choisis, surtout quand les sources sont exposées. Un format ouvert, une capture hors ligne, un coffre sur l'appareil : ce n'est pas du confort. C'est de la méthode.
nTilia ne remplace ni un CRM de donateurs, ni une salle de rédaction. Il fait une chose : permettre d'écrire et d'archiver une mission là où les outils de bureau s'arrêtent.
D'où vient-il
En ewondo, langue du Cameroun, Ntil désigne l'écrivain. nTilia est un produit de SamionX (Belgique). Il vit en soutien à la fondation AWAKEN DESTINY. Il n'est pas financé par les dons.
100 % des dons reçus sont affectés aux projets menés au Cameroun. Seuls les frais de paiement (Stripe) et les frais bancaires sont déduits par les prestataires ; la fondation ne prélève aucun frais de fonctionnement, ses charges administratives étant supportées par les fondateurs.
L'outil est libre d'accès, sans carte bancaire, pour commencer à écrire. Les récits de la fondation, eux, restent ici.
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